Itineraire de poilu: Antoine Lalisse

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Itineraire de poilu: Antoine Lalisse

Message par spacemaker le Ven 4 Oct - 18:31

bonsoir à tous,

en farfouillant sur le net, j'ai retrouvé la fiche matricule de l'un de mes arrières grand pères.

Je partage ici les détails:
Antoine Lalisse est né à Decines Charpieu (en Isere à l'epoque, aujourd'hui dans le Rhone) le 14 février 1888.
Dans le civil il est marchand boucher.
Brun aux yeux gris, il mesure 1m70.
ll effectue son service militaire du 6 octobre 1909 au 24 septembre 1911 au 52e RI de Montluçon. Il quitte avec le grade de caporal.
La mobilisation le rappelle au service et il arrive au corps le  3aout 1914. Le 25 septembre 1915, le 52e RI attaque à Perthes. Antoine est blessé à l'epaule gauche par balle de fusil et il est conduit à l'arrière.

Sa fiche indique "Intérieur double" (signification exacte?) du 25 septembre 15 au 3 septembre 16, (est ce la durée de sa convalescence?).

Il retourne aux armées le 4 septembre jusqu'au 21 février 1918 où la fiche mentionne de nouveau intérieur jusqu'au 23 novembre 18, sans blessure... (explication?)

Entre temps, il passe au 157RI le 1er mars 18 puis au 134e RI le 27 mai 19 où il est demobilisé le 11 juillet 19

A suivre avec quelques details issus des JMO etc... Et si des gens ont un avis sur les quelques questions


Dernière édition par spacemaker le Ven 4 Oct - 19:20, édité 1 fois
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Re: Itineraire de poilu: Antoine Lalisse

Message par spacemaker le Ven 4 Oct - 19:20

Voici un extrait de l'historique du 52e RI pour la journée du 25 septembre 1915, jour de sa blessure:

"Le 25, à 6h 30, le dispositif est le suivant : deux bataillons en première ligne, le 2e à droite, le 3e à gauche, le 1er bataillon en deuxième ligne. Chaque bataillon en colonne double formant vagues, tout le monde devant s'ébranler à la fois à 9h 15. Le front du régiment mesure 180 mètres entre les entonnoirs 83 à 86 de la tranchée du Rhin. Des gradins de franchissement avaient été prévus dans les premières parallèles et des ponts légers placés sur les sapés et leurs ramifications.
La préparation d'artillerie commencée depuis trois jours se termine par un redoublement d'activité.
A 9h 15, sur toute la ligne, les clairons sonnent la charge; la musique du régiment massée dans la troisième parallèle, joue la Marseillaise, et le régiment d'un seul bloc, débouche en trombe, drapeau déployé, dans les lignes ennemies. Les survivants de cette marche unique n'oublieront jamais le spectacle grandiose de ces lignes mouvantes, avançant résolument dans un terrain bouleversé, à travers les obstacles qui se dressent à chaque pas; car ce terrain où l'on marche n'est. qu'une succession de trous d'obus qui se touchent et partout un amas de fer tordu, de ronces artificielles qui s'enroulent autour des jambes. Il est presque impossible de marcher sans glisser, sans tomber, sans déchirer ses vêtements, sans se meurtrir. On tombe et on se relève aussitôt. Chacun se sent soulevé par ce grand souffle qui secoue les cœur s et tend toutes les énergies. L'artillerie ennemie de tous calibres fait rage et les obus qui tombent à travers les masses compactes produisent des trouées sanglantes. Ici. et là ce sont 10 ou 15 hommes tués ou grièvement blessés! La marche n'en est pas ralentie.
Les premières lignes allemandes (tranchées du Rhin et du Danube), absolument bouleversées par notre bombardement, sont franchies sans encombre et sans pertes sensibles... Elles sont barrées et leurs défenseurs mis hors de combat par nos équipes de nettoyeurs.
La grande organisation de deuxième ligne (tranchée d'York) n'offre pas de résistance sérieuse. Par l'impétuosité de son mouvement, le régiment échappe au tir de barrage de l'artillerie allemande; il fonce résolument vers le nord pendant que le 415e R.I., qui a débouché derrière lui, se répand sur sa gauche jusqu'à proximité du trou Bricot. La progression se poursuit sans rencontrer une trop vive résistance de la part de l'infanterie ennemie dans la zone des batteries de première ligne. Ces batteries opposent à notre mouvement un feu nourri. Le régiment, en avance sur l'horaire arrêté d'accord avec les batteries chargées de l'appuyer, est contraint à de nombreuses reprises de faine allonger le tir du 75 qui gêne parfois, nos troupes. Deux batteries de campagne de 77, une batterie de 105 sont enlevées à la baïonnette. Les artilleurs ont mieux tenu que les fantassins, plusieurs sont encloués sur leurs pièces. Le régiment fait de nombreux prisonniers.
La progression continue encore aussi rapide jusqu'à la voie du Decauville qui est dépassée; le régiment s'empare d'une nouvelle batterie lourde et s'engage résolument sur les pentes de la cote 193. Là, il se heurte à une organisation défensive importante (tranchée de la Butte de Souain et de la Vistule) armée de mitrailleuses. Les fantassins allemands ressaisis fusillent nos hommes. Une batterie ennemie, tirant du nord-est, exécute des tirs de barrage dans le vallon sud 193. Les troupes de gauche retardées dans leur mouvement par l'organisation du trou Bricot, celles de droite par le point d'appui de Tahure, nous laissent en saillant sur la ligne de combat. Cependant la progression est sur le point de s'organiser par la droite (vallon du Decauville) lorsque l'ordre arrive de s'arrêter et d'organiser le terrain conquis.
Le régiment a avancé de 4 kilomètres en moins de deux heures; il s'établit: sur la cote 193 et creuse des tranchées. Les pertes en officiers comportent 4 tués capitaine MOUREN, lieutenant PICARD, sous-lieutenant CHABAS et sous-lieutenant FLACHAIRE DE ROUSTAN; 14 blessés.
La mort du capitaine MOUREE est particulièrement émouvante. Cet officier connu pour son héroïsme, est parti avec les premières vagues de, façon à chercher d'utiles emplacements pour ses mitrailleuses. Il marche un mousqueton à la main, et s'élance à l'abordage. d'une batterie de campagne pour faire prisonnier le personnel; un officier allemand qui s'est ressaisi, le tue en déchargeant sur lui son revolver à bout portant; il est lui-même tué aussitôt."
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Re: Itineraire de poilu: Antoine Lalisse

Message par spacemaker le Sam 5 Oct - 11:22

Cette attaque a valu au régiment d'etre cité à l'ordre de l'Armée

Le 52e R.I., le 25 septembre, sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel POUSSEL, a donné l'assaut, drapeau déployé, tambours battant, a gagné d'un seul élan près de 4 kilomètres de terrain, pris des canons, fait des prisonniers et après un combat de quatre jours et de trois nuits, a maintenu définitivement les positions conquises.

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